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PISTES DE SOLUTION

Solutions possibles

La multiplication d’insectes comestibles est une solution préconisée par plusieurs, afin d’assurer dans le futur une partie des protéines essentielles destinées aux humains, aux animaux d’élevage et aux poissons d’aquaculture.

Dans les faits, les insectes sont omniprésents et comblent une partie significative des besoins nutritionnels de la faune. Ils sont le principal vecteur de nourriture des batraciens, des reptiles et d’oiseaux de toutes sortes. À l’occasion, ils complètent avantageusement la ration des ours, ratons, sangliers et herbivores qui les ingurgitent tout bonnement en même temps que feuilles et fourrage. Les grands singes s’en délectent régulièrement et se servent même d’outils pour les capturer en introduisant une branche dans une fourmilière ou termitière. Le menu quotidien d’une perdrix, d’un dindon, de toute autre volaille sauvage ou d’une poule domestique en liberté est constitué en grande partie d’insectes, de vers et de limaces. Ils sont également la corne d’abondance d’une multitude de poissons d’eau douce et d’eau salée, parfois même leur unique aliment après l’éclosion.

Le premier Insecte était-il un crustacé de l’ère primaire qui s’est adapté au milieu terrestre? La réponse appartient aux entomologistes. Mais on sait qu’ils sont proches parents : l’insecte est le cousin germain du crustacé. Âgés de plus de 550 millions d’années, leurs ancêtres communs sont les arthropodes. Les insectes ont accompagné la plupart des créatures terrestres ayant vécu jusqu’à ce jour. Les dinosaures entre autres, qui ont disparu il y a 65 millions d’années, les ont côtoyés quotidiennement. En effet, des moustiques ont été retrouvés intacts dans de l’ambre préhistorique.

Les insectes ont un cerveau, des viscères, des muscles, des cartilages, un exosquelette : ce sont des animaux complets dans un petit format. Ils métabolisent les acides aminés essentiels et leur ingestion est hautement bénéfique, si on exclut de rares spécimens incomestibles. Leur corps est formé de trois segments articulés, recouverts d’une cuticule de chitine, qui constitue leur squelette externe. Il y a plus de 1 million d’espèces d’insecte connues et on estime à 30 millions le nombre possible d’espèces sur terre.

Leur valeur nutritive varie quelque peu d’une espèce à l’autre en fonction de ce qu’ils consomment. Dans l’ensemble, celle-ci est équivalente, voire supérieure à toute viande consommée par l’homme, qu’elle provienne d’herbivores, de volailles ou de poissons. Grâce à leur métabolisme et à leur diète particulière, leur chair comporte tous les acides aminés essentiels, des lipides polyinsaturés, des vitamines et d’autres nutriments permettant à leurs prédateurs de vivre sainement, sans aucune carence alimentaire.

L’homme de son côté, les dédaigne ou les méprise davantage qu’il ne les aime : que de méconnaissance! Pourtant, ils sont indispensables. Les insectes, c’est plus de la moitié des espèces du monde vivant. Quant à leur poids, il serait malaisé d’en faire le décompte qui se chiffrerait en milliards de milliards de tonnes. Juste les fourmis, on en dénombre 12 000 espèces mais il en reste probablement des milliers encore à découvrir. En terme quantitatif, il y aurait plus d’un million de fourmis pour chaque humain sur terre.

 

 

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01-FAO-UN midSelon l’Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) :

« Les insectes sont de très bons aliments pour les humains, le bétail, la volaille et les poissons. Ils sont sains, nutritifs et constituent une excellente source de protéines, d’acides gras polyinsaturés, de fer, de calcium, de vitamines B, et de nutriments essentiels. Étant donné leur contenu élevé en protéines, les insectes pourraient avantageusement remplacer les farines animales, les graines et les huiles dans l’alimentation animale, puisque les prix de ces derniers augmentent rapidement. L’utilisation durable des insectes comestibles peut contribuer à la conservation des ressources naturelles en général et donc jouer un rôle précieux dans la conservation de la biodiversité. »

La consommation d’insectes, comme source de protéines et nutriments pour les animaux d’élevage, émerge donc comme une solution réaliste et pragmatique. Les fondateurs de Larvatria ont foi dans les sciences naturelles. Ils entendent synchroniser les pendules nutritionnelles, écologiques et économiques à l’heure des réalités du XXIe siècle. Ils oeuvrent à faire évoluer le marché de l’alimentation animale, afin d’offrir une solution de remplacement permanente, ingénieuse et conviviale aux farines et aux huiles de poisson. Rien de moins. Mais les insectes sont une partie de la solution seulement. Encore faudra-il les multiplier et les alimenter sainement, industriellement et à satiété, sans compromettre l’alimentation d’autres espèces.

 

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